• Quelques écrits...

     

     

    Participation au concours "La plus belle lettre d'amour" de Sambreville (2014)

     

    Cher toi,

     

    Merci pour tes vœux. Le dernier paragraphe de ta lettre me donne à penser que tout se passe au mieux de par chez toi. Je suis rassurée que le retour n’ait pas été trop pénible. Ce ne fut pas le cas pour moi non plus, ou peut-être un peu. À vrai dire, je n’en sais rien. Dès le départ tu as été très clair : c’était, mais ce ne serait plus. Et c’est une bonne chose pour moi. Je t’en ai voulu de me le dire, de réduire mes possibles à la seule réalité. Mais à présent, je comprends qu’il fallait que l’un de nous deux garde les pieds sur terre. Je m’étais déjà envolée, ce fut donc toi. Je reste avec mes souvenirs, mes bribes de rires et mes fantômes de papier. Mais c’est une autre vie, un autre moment, d’autres gens. Ça aurait pu être moi. Ça l’a été l’espace d’un instant. J’attends chacune de tes lettres avec une impatience qui me ronge de plus en plus. À cette heure où tout va vite, où la joie est immédiate et la satisfaction éphémère, cette douce frustration causée par l’attente de tes mots m’apaise et me rend vivante à la fois. En passant dans le métro cette après-midi, j’y ai lu une phrase d’Elise Flick qui ma fait penser à toi, à nous.

    « Nos mains sont enserrées et dansent un ballet sur une piste en papier. »

    Le papier des lettres que nous nous écrivons sans doute, en attendant mieux, plus proches, bientôt, peut-être. Les jours me semblent plus longs, mon coeur s’accélère chaque matin, avant de me faire doucement mourir jusqu’au lendemain. Ne m’oublie pas.

     

    À bientôt, à tous ces mots que nous réservons à d’autres et que nous ne nous dirons jamais.

     

    Un baiser

     

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    Concours "Imaginez la plus petite nouvelle", sur We Love Word

    A Paris, croisée rue des Saules

    Début et fin d'une rencontre.

    Un moment de doute et finalement de joie à Paris rue des Saules, je suis incrédule quand enfin je l’aperçois. Je m’arrête net, panique et me tourne vers le mur, la perds et m’en étourdis. Ma bouche est sèche car elle arrive, elle se rapproche. Sa main me frôle, son corps m’appelle. Mes yeux humides la suivent sans cesse. Flot de foule qui nous sépare, je la retrouve et respire pour enfin ne pas oser la suivre. Un peu trop tard, elle se retourne et me jette un regard qui m’interpelle. A Paris, croisée en vain rue des Saules.

     

    Quelques écrits...

     

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    Poème inspiré de la saga Lucynda Dubois, de Delphine Wisocky

     

    Étincelle

     

    Une étincelle qui s’éveille

    Et tout à coup tu m’ensorcelles

    À chaque seconde ton corps m’appelle

    Vers ce danger pris dans nos veines

    Dans tes mains qui guident les miennes

    Je m’y enlace, me perds, m’y mêle

    Un nouveau monde m’a été révélé

    Puis bien trop vite m’a été ôté

    J’entends tes cris dans le silence,

    Ton coeur qui bat dans tes absences

    Rien ne m’arrête, rien ne m’émeut

    Juste une larme aux coins des yeux

    Dès aujourd’hui ce sera toi,

    Ou ce ne sera simplement pas.

     

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